Aide (FAQ)
D'où provient la MMP ?
La MMP et son explication ont vu le jour en 2003 à Paris.
Elle répondait à plusieurs inconnues physiologiques:
- Le moteur de la circulation de retour veineux était inconnu chez le sujet au repos.
- Aucun raisonnement tangible n'expliquait les mouvements perçus par les ostéopathes au niveau du crâne et des fascias.?
- l'origine physiologique des médecines dites énergétiques était inconnue.
La MMP a laissé des traces dans le passé à travers les travaux de Becker et elle a été commentée par Upledger lui-même sous la forme de rythmicité musculaire.
Cf. Thérapie Crânio-Sacrée – Upledger, page 12.
Je cite :
Becker a émis l'hypothèse que la mobilité du rythme crânio sacré pourrait résulter de la réponse tonique des muscles extra-duremériens aux forces de gravité. Ces muscles pourraient :
1. ou bien apporter un stimulus dans le système nerveux central, qui produirait les fluctuations de pression du liquide céphalo-rachidien,
2. ou bien agir à travers la continuité des fascias directement sur les membranes dure-mériennes (ces membranes entourent le système hydraulique céphalo-rachidien). Une telle influence pourrait entraîner la montée et la descente rythmiques de la pression hydraulique au sein de ce système, en changeant rythmiquement la tension exercée sur les membranes dure-mériennes.
Upledger répond alors :
Cependant, notre expérience basée sur l'examen de patients neuropathes, tend à réfuter cette hypothèse. Nous avons détecté un puissant rythme crânien au niveau de la tête chez des patients dont le tonus musculaire est affaibli ou inexistant (ces patients ont subi une lésion de la moëlle épinière et sont tétraplégiques). Si la mobilité crânio-sacrée dépendait du tonus musculaire, on devrait s'attendre à un affaiblissement de l'amplitude de la mobilité crânienne. De plus, le muscle dénervé et le tissu conjonctif semblent bouger tous les deux à un rythme de 20 à 30 cycles par minute. Si la mobilité rythmique crânio-sacrée dépendait du tonus musculaire on voit mal comment le rythme élevé dans les muscles pourrait exister chez un quadriplégique, sans que son rythme crânien en soit influencé. Dans beaucoup de cas de quadriplégie, le rythme crânien reste dans des limites normales, à la fois en amplitude et en nombre de cycles par minute.
Nous voyons donc que le rythme musculaire n’est pas une notion nouvelle et que d’autres l’ont déjà perçu.
Mais nous avons également testé les rythmes des muscles sur des tétraplégiques, sur des paraplégiques et sur des patients présentant des muscles totalement dénervés, nous n’avons jamais rencontré dans ces conditions de rythme musculaire atteignant les 30 ni même les 20 cycles par minute.
Il n ‘est pas question de mettre en doute ni qualité de la main, ni l’honnêteté d’UPLEDGER dans ces travaux car les conditions d’expérimentations sont importantes, il est en effet possible d’atteindre ces rythmes de 20/30 pulsations par minute ; c’est l’effort nécessitant un grand apport vasculaire, par exemple la course à pied.
En dehors de l’effort, je n’ai pas encore rencontré de rythmes musculaires aussi élevés. Mais la pharmacopée peut les influencer de façon significative : mais en général vers le bas.
Pour répondre brièvement à l'argumentation d’UPLEDGER, chez un tétraplégique tout les muscles squelettiques du corps sont paralysés sauf ceux du crâne, quant à, dans cet exemple, une différence de rythmes entre les muscles du crâne et le restant des muscles du corps, plusieurs hypothèses pourraient être envisagées.