MMP 3 - Caractéristiques neurologiques de la MMP

Nous vous présentons ici quelques caractéristiques neurologiques de la MMP, elles sont capitales dans la compréhension de son fonctionnement, elles vous permettrons de mieux apréhender l'importance d'un tel système. Elles nous guident et nous confortent dans le choix du Fuseau neuromusculaire et des Organes de Golgi comme récepteurs d'une des entités fonctionnelles ayant un seuil de sensibilité les plus élevés.

Nous utiliserons pour mettre en évidence les modalités de transmission des informations liées à la MMP les trois outils suivant :

  1. Les polarités magnétiques sud et nord des aimants qui augmentent ou diminue la fréquence de la MMP (selon la zone testée) chez un sujet sain.
  2. La méthode "Ataëv" était utilisée par l'auteur du même nom pour mettre en évidence l'inflence de la volonté d'un sujet sur l'activité musculaire. Cette méthode montrait que la température d'un muscle s'élevait lorsqu'on demandait à un tétraplégique d'essayer de contracter un muscle dont il n'avait plus le contrôle.
  3. Les apnées inspir ou expir qui chez un sujet sain vont progressivement figer les fréquences de la MMP.

Voici un tableau comparatif succinct de l'effet de différentes lésions sur les fréquences de la MMP.

Nous traitons les apnées globalement (inspir et expir) car bien qu'elles produisent des effets différents sur les groupes musculaires, elles indiquent les mêmes variations de rythmicité.

Les muscles testés avec les aimants sont les fléchisseurs principaux des membres testés (biceps brachial ou quadriceps). Les valeurs sont inversées pour les muscles antagonistes.

Les techniques Ataëv s'adressent à l'ensemble des muscles du corps.

MMP Fréquence Apnée Aimants Ataëv
sud nord
Sujet sain Normale → 0
Lésion médullaire Normale → 0
Section du nerf Normale → 0 =

Nous observons que :

  1. Le fait de vouloir contracter un muscle influence la MMP lors d'une lésion de moële épinière, mais pas en cas de section de nerf. La voie véhiculant l'information est bien nerveuse mais peut shunter un ou plusieurs étages vertébraux. Nous pouvons expliquer ce phénomène soit par le fait que la motricité d'un muscle est assurée par plusieurs étages vertébraux, soit par l'utilisation des voies ascendantes et descendantes des fibres 1a des Fuseaux neuromusculaires passant ainsi également en pont la lésion médullaire.
  2. Lors de l'apnée la MMP se fige même lors d'une section de nerf, ce qui nous fait penser à un mode de transmission mécanique par étirement et relâchement musculaire. À l'instar du muscle cardiaque l'activité de la MMP est semi autonome modulée par les centres nerveux supérieurs (noyaux sous thalamiques?).
  3. Que l'activité locale est influencée même lors d'une section nerveuse totale par les pôles sud ou nord d'un aimant. Il y a donc localement une possibilité d'influencer les fréquences de contractions musculaires sans passer par l'intermédiaire des nerfs (contrôle local).

Nous en déduisons donc que le fonctionnement de la MMP est semi-autonome, adaptatif et controlé par les centres nerveux suoérieurs. Nous pouvons également dire qu'il existe une recherche de synchronisation et d'adaptation locale aux conditions circonstancielles générales et locales.