Aide (FAQ)
FAQ ostéopathiques
Qu'est ce que la MMP ?
Définition de la Motilité Musculaire Permanente. La MMP est un mouvement musculo-tissulaire pouvant être perçu manuellement. Elle est issue de la contraction de deux groupes musculaires se vidant (contraction) et se remplissant de sang (décontraction) de façon alternative, et participerait grandement au retour veineux et lymphatique. L'alternance de ces contractions/décontractions entrainerait des micro-mouvements des fascias (enveloppes tissulaires des nerfs, muscles, os, organes...) ainsi que des articulations (ce qui favoriserait le drainage de celles-ci.) Ces mouvements sont involontaires et imperceptibles pour le sujet, et ne sont présents qu'en dehors des mouvements.
Quelle est la durée de l'efficacité des traitements MMP sur les troubles circulatoires ?
La durée de l'efficacité du traitement est très variable en fonction des patients et du type de lésion.
D'après notre expérience, pour des traitements à visée circulatoire, une sensation de légereté et de fraîcheur des membres se fait ressentir immédiatement après la première séance et dure en moyenne une semaine. Suite au deuxième et au troisième traitement, la durée de l'efficacité s'allonge de respectivement 15 jours puis un mois voire deux. C'est au quatrième traitement que les effets bénéfiques peuvent disparaitre pendant plusieurs mois. En fonction des patients, les sensations de lourdeur peuvent revenir de façon sporadique, mais la fréquence de ces désagréments diminuent dans tout les cas.
Comment le sang remonte-il vers le coeur ?
Il est décrit que le sang remonte vers le coeur grâce plusieurs phénomènes: - l'inspiration thoracique provoque une dépression médiastinale assurant "l'aspiration" de l'air dans les poumons, mais aussi du sang dans l'oreillette droite. - cet apport de sang dans le médiastin est pris en charge à chaque systole, contraction des ventricules, qui assure une faible dépression des oreillettes permettant leur remplissage. Toutes les autres explications sont liées à la marche: - l'écrasement de la voute plantaire fait partir son contenu veineux vers le haut. - la contraction des muscles des mollets écrasent les veines qui se vident de leur sang vers le haut grâce aux valvules anti reflux. - la contraction des muscles eux même fait se vider les capillaires musculaires dans le système veineux. Des lacunes persistent encore concernant le retour veineux chez l'homme debout et immobile... Nous considérons en ostéopathie Hémdynamique que le muscle squeletique est le moteur principal permettant au sang des membres de retourner vers le coeur. La perception palpatoire que nous avons du muscle au repos (sans contraction volontaire) est qu'il se gonfle et dégonfle périodiquement. En se contractant, le muscle ejecterait le sang de ses capillaires et veinules; en se relachant, du fait de la dépression relative le muscle se gonflerait en se gorgeant de sang. Il existe donc pour nous un systme organisé, spécifique et contrôlé permetant de retour du sang vers le coeur. En effet, nous pouvons noter qu'à la sortie d'un effort prolongé, la rythmicité musculaire au repos peut etre doublée voire quadruplée quelques minutes après.
Quels sont les différents types de lésions en Ostéopathie Hémodynamique ?
L'ostéopathie hémodynamique tient compte des principes physiologiques mécaniques de la MMP déterminant ainsi de nouvelles lésions ostéopathiques provenant du dysfonctionnement de la MMP.
La lésion MMP peut provenir de la perturbation physiologique de la tonicité, de la rythmicité et de la synchronisation musculaire.
Nous discernons plusieurs types de lésions ostéopathique sur le plan musculo-fascial:
- lésions articulaires (force de cohésion), - lésions de tonicité musculaire (en dehors des rétractions musculaires): amplitude du mouvement musculaire. (A l'instar de la loi de Starling concernant le cœur, plus le remplissage du muscle est aisé plus la contraction de celui-ci pour se vider sera efficace. De fait, plus le muscle à du mal à se remplir, plus sa tonicité augmentera (crampe). - lésions de rythmicité (fréquence) - lésions de désynchronisation (mouvement MMP à contre-temps)
D'où provient la MMP ?
La MMP et son explication ont vu le jour en 2003 à Paris. Elle répondait à plusieurs inconnues physiologiques: - Le moteur de la circulation de retour veineux était inconnu chez le sujet au repos. - Aucun raisonnement tangible n'expliquait les mouvements perçus par les ostéopathes au niveau du crâne et des fascias.? - l'origine physiologique des médecines dites énergétiques était inconnue. La MMP a laissé des traces dans le passé à travers les travaux de Becker et elle a été commentée par Upledger lui-même sous la forme de rythmicité musculaire. Cf. Thérapie Crânio-Sacrée – Upledger, page 12. Je cite : Becker a émis l'hypothèse que la mobilité du rythme crânio sacré pourrait résulter de la réponse tonique des muscles extra-duremériens aux forces de gravité. Ces muscles pourraient : 1. ou bien apporter un stimulus dans le système nerveux central, qui produirait les fluctuations de pression du liquide céphalo-rachidien, 2. ou bien agir à travers la continuité des fascias directement sur les membranes dure-mériennes (ces membranes entourent le système hydraulique céphalo-rachidien). Une telle influence pourrait entraîner la montée et la descente rythmiques de la pression hydraulique au sein de ce système, en changeant rythmiquement la tension exercée sur les membranes dure-mériennes. Upledger répond alors : Cependant, notre expérience basée sur l'examen de patients neuropathes, tend à réfuter cette hypothèse. Nous avons détecté un puissant rythme crânien au niveau de la tête chez des patients dont le tonus musculaire est affaibli ou inexistant (ces patients ont subi une lésion de la moëlle épinière et sont tétraplégiques). Si la mobilité crânio-sacrée dépendait du tonus musculaire, on devrait s'attendre à un affaiblissement de l'amplitude de la mobilité crânienne. De plus, le muscle dénervé et le tissu conjonctif semblent bouger tous les deux à un rythme de 20 à 30 cycles par minute. Si la mobilité rythmique crânio-sacrée dépendait du tonus musculaire on voit mal comment le rythme élevé dans les muscles pourrait exister chez un quadriplégique, sans que son rythme crânien en soit influencé. Dans beaucoup de cas de quadriplégie, le rythme crânien reste dans des limites normales, à la fois en amplitude et en nombre de cycles par minute. Nous voyons donc que le rythme musculaire n’est pas une notion nouvelle et que d’autres l’ont déjà perçu. Mais nous avons également testé les rythmes des muscles sur des tétraplégiques, sur des paraplégiques et sur des patients présentant des muscles totalement dénervés, nous n’avons jamais rencontré dans ces conditions de rythme musculaire atteignant les 30 ni même les 20 cycles par minute. Il n ‘est pas question de mettre en doute ni qualité de la main, ni l’honnêteté d’UPLEDGER dans ces travaux car les conditions d’expérimentations sont importantes, il est en effet possible d’atteindre ces rythmes de 20/30 pulsations par minute ; c’est l’effort nécessitant un grand apport vasculaire, par exemple la course à pied. En dehors de l’effort, je n’ai pas encore rencontré de rythmes musculaires aussi élevés. Mais la pharmacopée peut les influencer de façon significative : mais en général vers le bas. Pour répondre brièvement à l'argumentation d’UPLEDGER, chez un tétraplégique tout les muscles squelettiques du corps sont paralysés sauf ceux du crâne, quant à, dans cet exemple, une différence de rythmes entre les muscles du crâne et le restant des muscles du corps, plusieurs hypothèses pourraient être envisagées.
Quels sont les apports de l'Ostéopathie Hémodynamique ?
L'ostéopathie hémodynamique apporte certaines explications physiologiques sur: - Le moteur de du mécanisme myofascial et cranio-sacré - Le fonctionnement du retour veineux, - Le drainage articulaire, - La notion de balayage articulaire, - Certaines pathologies du système lymphatique, - La thermorégulation cutannée, - Le fonctionnement des chaines musculaires et les phénomènes de roues dentées, - Les pertes de synchronicité et les desynchronisations. - Certaines pathologies (maladie de Raynaud...), séquelles de traumatisme (entorses...)
Les rythmes de la MMP peuvent-ils varier ?
Les rythmes de la MMP peuvent varier de façon physiologique ou pathologique. Nous avons pu observer que: . Le froid aumente la fréquence des contractions/décontractions musculaires au repos. Le chaud la diminue. Ceci expliquerait les effets décontracturant du chaud, et drainant du froid. . Suite à un exercice physique, il y a augmentation de la fréquence de la MMP. Ceci se comprend par la nécessité de poursuivre l'augmentation de la circulation veineuse après l'effort. . Chose étonnante, les aimants, selon leurs polarités (+ ou -), accelèrent ou diminuent le rythme. De même pour les aiguilles d'accupuncture en fonction de leurs directions. Cette liste n'est pas exhaustive, d'autres phénomènes peuvent provoquer des modifications de rythme (ou désynchronisation), tel que le stress, certaines médications, pathologies (maladie de Raynaud...), traumatisme (entorses...), etc...
Existe t-il des recherches concernant la MMP ?
La recherche sur la MMP est dirigée par l'association Teutaros et en collaboration avec des ingénieurs de Général Electric (GE). Une étude statistique réalisée sous l'égide du Dr François Genet a permis de mettre en évidence l'efficacité des techniques MMP comparativement au Drainage Lymphatique Manuel (DLM) des kinésithérapeutes. Une étude sur les déplacements liquidiens entre les masses maigres et les masses de graisses est en cours de réalisation en partenariat avec GE ce qui nous permettra de mettre en évidence les mécanismes et l'évolution physiologique, pathologique et l'effet des traitements MMP sur les problèmes de retours veineux. Une troisièmes étude en cours de réalisation sur les effets des techniques MMP sur scanner avec la participation du Dr Uhl, vice président de la société française de phlébologie, pour observer les modifications de volumes dans les différents compartiments (musculaires, graisseux, liquidiens, cutanés) des membres inférieurs traités.
Quelle différence y a t-il entre la fascia-thérapie et la MMP ?
On entend par fascia thérapie, un mode de diagnostique et de traitement par l'utilisation des mouvements des fascia. Il y a plusieurs appellations de ces mouvements: RP (respiration primaire), MRP (mécanisme respiratoire primaire), MRT (mouvement respiratoire tissulaire)... et MMP.... Les 2 aspects de la fasciapulsologie sont les Fascias et la Pulsologie. Le fascia est la fine enveloppe qui protège et soutient l’ensemble des organes, des muscles et des viscères est très sensible au stress physique et psychologique. La pulsologie désigne le pouls artériel et la théorie selon laquelle le sang ne circule pas de la même façon dans une zone saine que dans une zone lésée, où son flux est entravé (ralenti, saccadé, bloqué…). La fasciapulsologie ne comporte aucune manipulation de la structure osseuse. La méthode repose sur le toucher et la capacité des mains du thérapeute à ressentir les micro mouvements les plus subtils du corps. En Ostéopathie Hémodynamique, nous considérons que l'origine des mouvements des facia est simplement d'origine musculaire. Par l'observation du fonctionnement des muscles entre eux, nous avons pu en déduire des lois physiologiques précises.
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