Fibromyalgie
La fibromyalgie touche environ 2,5% de la population mondiale et 1,5 million de Français.

La fibromyalgie est également appelée fibrosite, polyenthésopathie ou syndrome polyalgique, et se présente sous diverses formes de douleurs chroniques (douleurs franches, douleurs diffuses, sensations de brûlures, de coups, d’ecchymose, d’écrasement, d’arrachage) des muscles du squelette, des tendons, et moins fréquemment des articulations, répandues sur tout le corps depuis plus de trois mois, et affecte l’ensemble des quatre quadrants ainsi que les racines des membres (douleurs rhizoméliques).
Les personnes atteintes souffrent de douleurs chroniques (présence de points douloureux, au nombre de 18 dont au moins 11 doivent déclencher une douleur aigüe à une pression de 4 kg / m2), d’épuisement matinal, de troubles de l’humeur, du sommeil, de troubles digestifs et de ralentissement physique. Mais aussi d’acouphènes, d’allergie, d’amygdalite, de laryngite, d’anxiété, d’apnée du sommeil, de bruxisme, de dysphasie, de perte d’audition, de diminution de la libido, de dyspareunie, de prurit, de vertige.
Ces symptômes variant tout au long de la journée, de la semaine, du mois, de l’année, peuvent à long terme provoquer une atteinte comportementale et entraîner le malade dans une spirale de douleur, d’isolement et de dépression (culpabilité de souffrir par cet état douloureux et épuisant). Ce qui lui a valu dans un passé récent d’être cataloguée comme maladie psychiatrique (l’hystérie féminine). Ce n’est qu’en 1992 que la fibromyalgie change de registre et se voit classée au rang des maladies rhumatismales par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Aujourd’hui, on sait qu’elle est le fruit de l’urbanisation puisque qu’on la trouve peu dans les campagnes, qu’elle affecte 2 à 10 % des femmes (30 à 50 ans) des pays industrialisés, dont plus de 1,5 million en France, touchant parfois les enfants (surtout les filles), qu’elle entraîne une importante incapacité de travail chez 10 à 30 % des personnes, et constitue à elle seule près d’un motif de consultation sur cinq dans certains services rhumatologiques français.
Hélas à ce jour, les examens complémentaires ne servent qu’à écarter les diagnostics différentiels, aucun schéma physiopathologique complet n’a encore permis d’en déterminer la cause, le mécanisme de survenue. Il n’existe pas de traitement curatif et aucune prise en charge médicamenteuse ne peut actuellement assurer une efficacité sur le long terme malgré les nombreuses recherches, de plus en plus poussées, dont elle fait l’objet. Sa définition ne cesse de changer et d’évoluer.


Impatiences des membres inférieurs
5,5 millions de français concernés.

Le syndrome des jambes sans repos, aussi connu sous le nom de syndrome des membres à l’éveil (restless legs syndrom) ou syndrome de Wittmaack-Ekbom ou encore Willis Ekbom syndrom affecterait aujourd’hui 7 à 11,5 % de la population mondiale, 
8,5 % de la population française 
soit environ 5,5 millions de personnes.
C’est donc un réel problème de santé publique. Il touche en général deux femmes pour un homme et se déclare majoritairement dans les populations occidentales d’une vingtaine d’années. Sa fréquence augmente en fonction de l’âge avec un pic de fréquence entre 54 et 65 ans. Dans certaines familles plus de 50 % des membres sont atteints du syndrome des jambes sans repos.
Ce syndrome, aux causes encore mal connues, se caractérise par un besoin irrépressible de bouger les membres inférieurs afin de les soulager, associé ou provoqué par des sensations d’intensité variable (désagréable à douloureuse). Ces paresthésies, superficielles ou profondes, peuvent être décrites comme : des crampes, des douleurs, quelque chose qui rampe ou qui coule le long de la jambe, des fourmillements, des tiraillements, des picotements (dans les cas sévères, les impatiences motrices se manifestent par des secousses involontaires). Chez les personnes atteintes, on note une apparition ou aggravation des symptômes en fin de journée, le soir ou la nuit, dès les premières minutes de repos (immobilité en position assise ou allongée) avec un paroxysme à l’heure du coucher. Il devient alors presque impossible de trouver une position confortable (on se tourne sans cesse dans son lit). Les symptômes peuvent fluctuer et comporter des périodes de rémission et d’exacerbation. Mais, si cette maladie présente des intervalles asymptomatiques elle est généralement chronique.
A long terme, les conséquences sur l’individu sont multiples et désastreuses. Avec la chronicité, différents types de troubles s’installent, la qualité de vie du sujet et celle de son entourage proche se dégrade. Des troubles du sommeil dans un premier temps entraînent une fatigue ou asthénie, des somnolences diurnes extrêmes, et des insomnies marquées dans les cas évolués (4ème cause d’insomnie). Des activités simples comme conduire ou aller au cinéma deviennent alors difficiles. S’ensuivent des troubles de l’humeur et du comportement, des troubles cognitifs, de concentration et de mémorisation. Une dépression secondaire peut parfois se déclarer.

Une prise en charge médicamenteuse très certainement coûteuse aux résultats très modérés.
En France, les médicaments utilisés pour le traitement du syndrome des jambes sans repos sont pour beaucoup considérés comme ayant un rapport bénéfice/risque défavorable. D’une manière générale, il ressort des différentes études menées par les spécialistes travaillant dans le domaine que les agents dopaminergiques, considérés comme étant les médicaments les plus efficaces, n’ont à long terme qu’un effet modéré car les symptômes réapparaissent plus tôt dans la journée et les effets indésirables sont nombreux (nausées, céphalées, vertiges, somnolence, hypotension orthostatique, syncopes, troubles du rythme cardiaque, troubles psychiques divers). Les opiacés, administrés dans les formes les plus sévères de ce syndrome, diminuent certes les plaintes nocturnes du patient mais n’empêchent pas les mouvements périodiques et en plus d’effets secondaires indésirables, génèrent une narco dépendance qui doit aussi être surveillée de très près.
Seulement 1 cas sur 5 nécessiterait un traitement médicamenteux. Avant toute chose une bonne hygiène de vie doit être respectée, il convient de diminuer ou de cesser si possible toutes consommations d’excitants comme le café, le tabac, l’alcool, d’éviter la sédentarité et les situations de stress. L’activité musculaire (marche, exercices thérapeutiques), la thermothérapie ou les soins corporels sembleraient encore être à ce jour les moyens les plus efficaces pour soulager temporairement le patient de ces symptômes.


Jambes lourdes
22 millions de français touchés.

Le symptôme des jambes lourdes est souvent associé au terme « problème de confort » ou alors à la maladie veineuse chronique. D’une manière ou d’une autre on ne s’y attarde pas vraiment. Pourtant :
Le syndrome des jambes lourdes touche 25 % des hommes et 57 % des femmes, ce qui représente 22 millions de Français, soit un tiers de la population. Si la grande majorité des malades sont des femmes, les hommes peuvent également s’en plaindre.
Ce syndrome se traduit par une sensation de jambes lourdes, de pesanteurs, de crampes ou d’impatiences (mouvements saccadés des jambes). La position debout prolongée, le piétinement, les vêtements trop serrés (chaussettes, bottes, pantalons), la chaleur, le surpoids sont des facteurs amplificateurs.
Médicalement ce phénomène fait partie d’une pathologie plus large qu’on appelle « l’insuffisance veineuse » qui peut également se manifester par des varices, des phlébites.
Les symptômes liés à l’insuffisance veineuse et notamment les jambes lourdes augmentent avec la fatigue et durant la soirée. Les patients se plaignent d’une sensation de lourdeur dans les membres inférieurs qui s’accompagne généralement de fourmillements transitoires. Ces symptômes sont bien connus mais les solutions proposées sont peu convaincantes.
Les traitements médicaux actuels contre la sensation de jambes lourdes se limitent le plus souvent à la prise séquentielle de veinotoniques, le port de bas de contention ou des règles d’hygiène quotidiennes pas toujours faciles à appliquer dans une journée active (arrêt du tabac, marche, surélévation des membres inférieurs au lit, exposition limitée aux sources de chaleur tels le chauffage par le sol ou le soleil, douches froides).
Une mauvaise remontée du sang est la cause des jambes lourdes. Le sang stagne dans les membres inférieurs, pouvant constituer un œdème au niveau du mollet.
Les veines assurent le retour du sang des organes vers le cœur. A l’inverse de la circulation artérielle, où le sang est propulsé par la pompe cardiaque jusqu’aux organes, le cœur n’intervient que succinctement lors du retour veineux.
Nous savions que lors de l’exercice musculaire les muscles en se contractant expulsent le sang qu’ils contiennent dans leurs veinules créant ainsi la force permettant au sang de remonter vers le cœur.
Ce que nous ne savions pas c’est comment le sang remonte dans les veines jusqu’au cœur lorsqu’il n’y a pas d’activité musculaire. En effet, le cœur propulse le sang jusqu’au capillaire et à la sortie de celui-ci, il ne persiste qu’une pression extrêmement faible, une vitesse effondrée et le volume de la colonne de sang du membre inférieur est douze fois plus élevé que le volume contenu dans les capillaires.
D’après les lois régissant la mécanique des fluides, il nous faut donc un autre moteur pour faire remonter le sang jusqu’au cœur. Ce moteur c’est le muscle dont les ostéopathes sentent les fluctuations lors des traitements de fasciathérapie ou de thérapie crânio-sacrée.